Leçon 77 - Q&R - Encore un peu sur les chakras
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De: Yogani
Date: Dimanche 11 janvier 2004

Aux nouveaux membres: il vous est recommandé de commencer les leçons au début, les leçons précédentes étant nécessaires à la compréhension de celle-ci. La première leçon s'intitule « le but de ces leçons » et porte le numéro 10.

Q: C'est à propos de la question sur les chakras ouverts ou fermés. Moi aussi, je suis guérisseur, et ce que j'ai découvert à la fois dans l'enseignement et dans mon expérience, c'est que les chakras sont naturellement ouverts. Le degré auquel un chakra est fermé, ou inactif (ou trop actif), vidé ou congestionné, est ce qui détermine la maladie chez quelqu'un. C'est-à-dire que les choses ne sont pas synchronisées avec le corps éthérique, et le résultat s'en fait sentir dans le corps.
Tel que je le comprends, c'est le chakra du coeur qui nous permet de donner, d'aimer, sans retenues, sans préalables. En tant que guérisseur, je crois que le chakra du coeur plus qu'aucun autre, doit être ouvert, actif et en bonne santé pour qu'un guérisseur puisse transmettre l'énergie divine de guérison à ses patients. Telle est mon opinion. J'espère que je ne choque personne.

De plus, je trouve que la question de l'ouverture du chakra de la couronne un peu confuse, pour le moins, telle qu'elle est expliquée par Yogani. Quand nous faisons le pranayama, de l'exercice ou de la méditation, l'énergie de la kundalini est mise en mouvement et entre en activité. En fonction de la condition éthérique de la sushumna et des nadis ida et pingala, ainsi que de la santé des chakras, l'énergie de la kundalini commence à monter. Pour la plupart d'entre nous, nul besoin de le dire, la condition éthérique de ces chakras et nadis est habituellement abominable.

Quand cela se produit, l'énergie de la kundalini se détraque et se précipite dans les différents nadis, dans n'importe quel endroit où il y a de la place. Dans le cas de Gopi Krishna par exemple, elle est montée directement au sommet de la tête en passant par ida. Ensuite, alors qu'il était au bord de la folie, il a réussi à en faire passer une partie par pingala et ainsi retrouver l'équilibre, ce qui l'a sauvé.

Ce que j'essaie de dire, c'est que l'équilibre entre le yin et le yang, ainsi qu'entre les énergies de Shiva et Shakti, est indispensable pour une pratique équilibrée et sûre de la méditation. L'énergie de Shiva descend du sommet de la tête, comment pourrions- nous nous permettre de ne pas l'ouvrir? Et si la kundalini et l'énergie de Shiva entrent dans la sushumna par le bas et par le haut respectivement, elles se rencontrent au chakra du coeur, comment pourrions nous le laisser fermé?

Pourriez-vous nous éclairer là-dessus?

R: Merci de votre courrier détaillé sur les chakras. Vous soulevez des questions importantes.

Forcer l'ouverture de sahasrar trop tôt dans le processus de yoga est la mise en garde principale que nous avons faite, car dans ces conditions, la kundalini peut aller n'importe où, comme vous le faites remarquer. Comme vous le dites, ceci s'applique également à tous les autres chakras et nadis. Nombreux sont ceux qui font l'erreur de croire que le yoga consiste juste à se concentrer sur les chakras en montant, et ont des problèmes. Un bon nombre m'ont écrit pour parler des problèmes graves qu'ils ont pu avoir avec cette façon de faire, et cela me brise le coeur.

La recommandation c'est de ne rien garder fermé (y compris sahasrar), mais de tout laisser s'ouvrir de façon naturelle lors des pratiques avancées de yoga. Nous ne pensons pas du tout aux chakras dans les pratiques de notre approche. On considère qu'ils sont « sous le capot » de la voiture et que nous utilisons les principales commandes depuis le siège du conducteur. Ceci ne veut pas dire que d'autres approches plus directes des chakras ne soient pas valables. Simplement ce n'est pas notre approche ici.

Donc, c'est pourquoi nous commençons avec des pratiques globales de méditation et de respiration dans la colonne vertébrale, pour faciliter l'ouverture de tout, aussi en douceur que possible, et de façon naturelle, de l'intérieur. Dans cette approche, la méditation vient en premier comme facteur équilibrant, plutôt que d'essayer d'équilibrer les chakras en premier avant la méditation. Nous faisons confiance à la venue de la conscience de pure félicité pendant la méditation et à la respiration de la colonne vertébrale pour accomplir la purification et l'ouverture justes, ce qui se produit lorsque l'on suit les procédures simples de la pratique. Ensuite, après un certain temps, avec une purification globale de tout, en nous, nous pouvons passer à des méthodes plus agressives, et finalement à nous focaliser davantage sur le sommet de la tête. Shiva est attiré vers le bas de façon extrêmement douce au début, en utilisant ajna (le troisième oeil) pour son éveil, ce qui est une partie essentielle de la respiration de la colonne vertébrale, et la montée progressive de la conductivité extatique dans la sushumna et dans tous les nadis (nerfs subtils). A nouveau, il s'agit de l'approche de ces leçons. D'autres approches peuvent être très différentes, et c'est très bien. A la fin, toutes les méthodes doivent être soumises à un examen minutieux par leurs pratiquants. L'expérience est le meilleur arbitre de notre pratique. C'est la méthode scientifique. A un moment ou à un autre, nous devrons arriver à un yoga optimal, tout comme nous l'avons fait dans de nombreuses applications dans le domaine de la technologie.

Je suis d'accord à 100% avec vous en ce qui concerne le coeur. C'est pourquoi l'accent est mis sur le désir, la dévotion et la bhakti d'un bout à l'autre. C'est l'ouverture du coeur qui nous conduit jusque chez nous. Les pratiques avancées de yoga qui seront présentées dans les futures leçons, mettront d'avantage l'accent sur le coeur. Même ainsi, nous comptons sur les effets globaux de la méditation et du pranayama pour faire la plus grande partie du travail de déblayage dans le coeur. L'éveil de la bhakti en dépend. Comment pourrions-nous avoir de la dévotion si le coeur n'est pas ouvert? Comment pourrions-nous trouver la motivation pour méditer, sans dévotion? C'est la grande question du yoga. Qui vient d'abord, la dévotion ou la pratique? On ne peut pas avoir l'un sans l'autre. L'un est la cause de l'autre. On a besoin des deux, et plus ou moins tard, nous devrons nous saisir de l'un ou de l'autre. Lorsque ce sera fait, nous serons en bonne voie pour tout avoir.

Le système nerveux sait ce qu'il doit faire lorsque l'on commence à l'inciter un petit peu avec des pratiques efficaces.

Le gourou est en vous.

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