Leçon 303 - Les siddhis, les pouvoirs supranormaux
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De: Yogani
Date: Samedi 6 février 2009

Aux nouveaux membres: il vous est recommandé de commencer les leçons au début, les leçons précédentes étant nécessaires à la compréhension de celle-ci. La première leçon s'intitule « le but de ces leçons » et porte le numéro 10.

On demande souvent, le plus souvent au début et beaucoup moins une fois que l'on avance sur le chemin, comment notre méditation profonde et la pratique du samyama peuvent conduire aux fameux siddhis ou « pouvoirs supranormaux ».

La possibilité pour des êtres humains ordinaires d'exhiber des pouvoirs extraordinaires a toujours attiré l'attention du public. Les histoires, les mythes et les légendes aussi bien anciens que modernes décrivant les performances miraculeuses de héros aussi bien que de méchants ne manquent jamais de trouver un public. Tout le monde aime un super héros. Dans notre for intérieur nous rêvons tous de devenir nous-mêmes des super héros. Pourquoi? Pour la bonne raison que même si nous ne nous croyons peut-être pas capables de bondir sur les gratte-ciel, nous sentons nos dimensions infinies et les possibilités associées. Nous sommes tous programmés ainsi.

Il est naturel pour les êtres humains de chercher à aller plus loin que le statu quo, aussi miraculeux soit-il. Après tout, la vie est déjà un miracle merveilleux.

Ce que nous avons réalisé en utilisant les lois naturelles grâce aux sciences appliquées pour le bien de l'humanité témoigne de nos capacités. Et pourtant, ce que nous connaissons et avons mis en pratique jusqu'ici n'effleure même pas ce qui est encore à venir. Ce que nous ne savons pas est bien plus grand que ce que nous savons. De cela, nous pouvons être sûrs. Alors, les êtres humains sont-ils capables de pouvoirs supranormaux? Eh bien, pourquoi pas? Nous ne pourrons pas le savoir de façon certaine tant que nous n'aurons pas investigué plus loin. Beaucoup plus loin. Si nous le faisons dans le contexte de promouvoir le processus naturel de la transformation spirituelle humaine avec des pratiques journalières efficaces, nous ne pourrons pas beaucoup nous tromper, avec ou sans pouvoirs.

Cela ne devrait pas être une surprise que les religions et les traditions spirituelles tout autour du monde aient toujours agité les siddhis, les miracles et les expériences extraordinaires comme autant de carottes pour attirer des disciples. Non pas pour réfléchir à la possibilité ou à l'absence des pouvoirs supranormaux, mais simplement pour une bonne publicité.

Nombre d'écritures à travers le monde contiennent l'exhibition de pouvoirs supranormaux, généralement avec l'avertissement que de tels pouvoirs viennent de Dieu. Même ainsi, tels des aspirants avides, nous nous intéressons souvent davantage aux actes eux-mêmes qu'à la cause première, le divin en nous.

Patanjali, un des plus grands de tous les temps parmi ceux qui ont synthétisé les pratiques spirituelles, agite la carotte dans un chapitre entier (un sur quatre) de son ancien et très fameux Yoga-Sutras. En même temps, il nous dit: « ne soyez pas trop attachés à ces choses ».

Néanmoins, nous lisons son chapitre sur les pouvoirs supranormaux avec délectation et des désirs secrets, ou bien nous nous en moquons et disons aux autres de ne pas se soucier de cette absurdité qui peut nous détourner de notre vraie quête spirituelle.

Sommes-nous vraiment en mesure de juger de l'existence des pouvoirs supranormaux, soit pour soit contre? Il semble que, quelle que soit la façon dont nous approchions la question, nous perdrons notre temps, car nous allons obstruer notre vraie nature intérieure (quelle qu'elle soit) avec nos fabrications mentales à ce sujet. La meilleure position à prendre est de n'avoir aucune opinion préconçue et de continuer notre chemin de purification et d'ouverture et de voir ce qui arrive. En agissant ainsi, petit à petit, nous découvrirons la vérité. C'est une approche scientifique.

Dans cet esprit, dans ces leçons, nous ne serons ni pour ni contre les pouvoirs supranormaux. Il n'y aurait aucun intérêt à discuter de quelque chose que nous n'aurions pas expérimenté par nous-mêmes. Au lieu de cela, nous serions bien avisés de continuer simplement notre chemin de pratique journalière gardant un esprit ouvert à tout ce qui peut arriver. Si nous nous concentrons sur le comment et laissons le résultat en découler naturellement, nous aurons beaucoup plus de succès avec le samayama et toutes nos pratiques.

Les pouvoirs supranormaux ne peuvent être ni possédés ni refusés. Si et quand ils arrivent est un sous-produit de nos pratiques et de notre progression spirituelle et non une cause. Ici, nous nous intéressons aux causes. En nous occupant des causes, tout le reste viendra.

Nous savons déjà que le samyama apporte nombre de résultats pratiques dans notre vie quotidienne et de ce fait joue un rôle important dans l'ensemble de notre épanouissement. Nous pouvons donc continuer avec cela, non pour tel ou tel pouvoir que nous pourrions souhaiter, mais pour une large ouverture de notre potentiel. C'est quelque chose que nous pouvons voir fleurir dans notre vie journalière après des mois et des années de pratique.

Certains pourraient argumenter contre la pratique même du samyama en suggérant que mise entre de mauvaises mains, elle pourrait être mal utilisée et causer des dommages au pratiquant ou à d'autres. La vérité est qu'il n'est pas possible d'utiliser le vrai samyama pour faire le mal, le seul risque étant d'en faire trop et d'avoir une purification excessive, ce qui revient à faire trop d'une bonne chose et peut être régulé par un prudent self-pacing dans les pratiques.

Peu importe les sutras que nous utilisons, peu importe que notre sélection soit médiocre, si nous laissons aller les sutras dans le silence intérieur le résultat sera positif. Ce qui est négatif ne peut pas venir de la pure conscience de félicité. Pour cette raison, nous qualifions le samyama de pratique se régulant moralement elle-même.

Si nous n'avons pas suffisamment de silence intérieur quand nous abordons le samyama, il ne se passera pas grand-chose. Si le silence intérieur est là, le résultat sera positif. Si nous projetons un sutra vers l'extérieur avec une intention chargée d'un pouvoir personnel au lieu de lâcher prise dans la tranquillité, la force du sutra sera grandement diminuée. Certains consacrent de grands efforts à des constructions mentales pour les projeter à l'extérieur aux dépens de leur temps et de leurs progrès. Cela revient à construire des châteaux suspendus dans un air raréfié. Ce n'est pas le samyama. De telles activités n'ont rien à voir avec le développement spirituel.

Bien que le Divin puisse surgir de l'intérieur de bien des façons, la plus grande de toutes est la joie.

La joie est le lâcher-prise spontané de tout ce que nous sommes dans notre nature infinie et éternelle. C'est l'abandon à Cela par lequel se produit toute la manifestation. La joie est le constituant essentiel de tout ce qui vit et le plus grand de tous les siddhis, le plus grand de tous les pouvoirs supranormaux. La joie, c'est elle qui nous fait rire de tout notre cœur quand nous devenons consciemment Un avec le mystère miraculeux de la vie.

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