Leçon 378 - Comment le pranayama éveille-t-il la kundalini?
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De: Yogani
Date: 13 janvier 2010

Aux nouveaux membres: il vous est recommandé de commencer les leçons au début, les leçons précédentes étant nécessaires à la compréhension de celle-ci. La première leçon s'intitule « le but de ces leçons » et porte le numéro 10.

Q 1: Comment se fait-il que le pranayama puisse provoquer une aspiration du prana vers le haut depuis la région pelvienne?

R 1: Il faut préciser que la réduction de l'apport d'oxygène provoquée par le pranayama ne produit pas directement une montée physique du prana comme si l'on "passait l'aspirateur" dans la région pelvienne. Il s'agit plutôt d'une aspiration biochimique vers le haut, similaire à la façon dont le jeûne stimule l'aspiration des nutriments à partir des tissus graisseux du corps. Dans les deux cas, il y a une purification et une ouverture internes, ce qui explique que le jeûne et le pranayama soient considérés comme des techniques spirituelles. Comme nous l'avons dit dans la leçon 204 et ailleurs, le système nerveux a une capacité naturelle permettant à la restriction et à la régulation de la respiration d'éveiller l'immense magasin de force vitale situé dans notre région pelvienne. Quand la respiration est réduite gentiment, l'énergie sexuelle est attirée vers le haut à travers le corps pour compenser la réduction de l'apport d'oxygène. Ce mouvement n'est pas seulement physique, il est biochimique et conduit à l'émergence dans le corps d'une neurobiologie plus élevée. C'est ce que nous appelons l'éveil de la conductivité extatique ou kundalini.

Q 2: Qu'en est-il si la respiration est automatiquement suspendue durant la méditation profonde et le pranayama de la respiration spinale? Dans ce cas, la suspension semble bien plus un effet qu'une cause. Qu'est-ce qui provoque cette suspension?

R 2: La vitalité interne une fois éveillée peut réduire le besoin d'oxygène à mesure que la conductivité extatique se développe. En cela, toutes les pratiques qui contribuent à la montée de la conductivité extatique jouent un rôle, y compris le pranayama de la respiration spinale. La suspension de la respiration est aussi causée par une réduction naturelle du métabolisme, particulièrement pendant la méditation profonde. C'est une expérience courante pour ceux qui pratiquent la méditation profonde. Ainsi, tant le silence intérieur que la conductivité extatique contribuent au phénomène de la respiration qui ralentit.

Nous ne recherchons pas la suspension du souffle dans nos pratiques. C'est un résultat naturel de la purification interne et de l'ouverture. Quand elle se produit, nous la regardons comme n'importe quelle autre sensation, émotion ou pensée, et nous favorisons sans effort la pratique que nous sommes en train de faire.

Dans certaines pratiques, on peut utiliser avec prudence une régulation volontaire de la respiration. Ce sera une intention restant confortable de ralentir la respiration durant le pranayama de la respiration spinale ou encore de courtes périodes de kumbhaka (rétention du souffle) pendant yoni mudra et la pompe cervicale. On encourage ainsi l'éveil des énergies internes qui, à leur tour, conduisent à réduire la respiration. Dans ces pratiques, la suspension de la respiration n'est pas le but. L'objectif est l'éveil de l'énergie interne, la modération restant la clé.

La meilleure façon de profiter de la relation naturelle qui existe en nous entre la respiration et le prana est de pratiquer tous les jours, construisant pas à pas avec le temps une routine équilibrée, tout en gérant notre pratique autant que nécessaire. Alors les détails techniques qui nous ont préoccupés seront progressivement oubliés dans une mer de silence intérieur immuable et de félicité extatique.

Q 3: Que veut dire Paramahansa Yogananda quand il explique que le pranayama "purifie le sang" en enlevant le carbone?

R 3: A son époque (au début du vingtième siècle) Paramahansa Yogananda affirmait que le pranayama "purifiait le sang" en enlevant le carbone en excès. Cela serait l'autre versant de la même dynamique dont nous avons parlé. Réduire l'apport d'oxygène par le pranayama augmenterait au début la concentration de dioxyde de carbone dans le sang, et peut-être que l'aspiration subséquente (biochimique) du prana à partir de la région pelvienne stabiliserait cela, "réduisant le carbone dans le sang". C'est à la science d'en décider. Peut-être que Yogananda pensait qu'il serait moins sujet à controverse de décrire les effets du pranayama comme une purification du sang, plutôt que comme un manque d'oxygène conduisant à un éveil pranique. La vérité est que ces explications sont les deux aspects de la même dynamique à l'œuvre dans le pranayama. De quelque côté qu'on l'envisage, les effets bénéfiques du pranayama sont bien connus. Nous n'avons pas à connaître tous les détails du fonctionnement interne de la machine pour en faire bon usage. En définitive, tous ces détails seront révélés par la recherche scientifique et non par des débats intellectuels. La chose importante est de pratiquer tous les jours et d'avoir de bons résultats.

Q 4: Pourquoi certaines techniques de pranayama peuvent-elles être pratiquées chaque jour pendant des heures sans conséquences extrêmes, alors qu'avec le pranayama AYP, plus de 10-15 minutes seront souvent déjà trop?

R 4: La principale différence entre des heures de pranayama qui ne sont pas suffisantes et 20 minutes de pranayama qui le sont trop, est la méditation profonde qui, dans le second cas, suit le pranayama. Dans le système AYP, chacune de ces deux pratiques augmente considérablement le pouvoir de l'autre et cela explique en grande partie la différence dans les résultats et dans le temps nécessaire pour les obtenir.

Q 5: Parfois quand ma respiration s'arrête au cours de la méditation profonde, je n'éprouve pas le besoin de respirer pendant un long moment. Dois-je m'en tenir là et favoriser le fait de ne pas respirer? J'ai un désir intense de pousser cette pratique jusqu'à sa limite. C'est comme si j'étais possédé par un désir divin.

R 5: La raison pour laquelle vous ne ressentez pas le manque d'oxygène pendant le kumbhaka (suspension de la respiration) spontané est que, pendant la méditation, le métabolisme ralentit, et le prana en train de s'éveiller compense le manque. Il vaut mieux vous en tenir à la procédure de la pratique que vous êtes en train de faire. Faites attention à ne pas trop en faire avec la rétention du souffle. Elle peut conduire à une purification excessive et à un déséquilibre, obligeant à une période de récupération. Après des rétentions du souffle excessives, la réaction peut être tardive, des jours ou des semaines plus tard. En faire trop, attendre de récupérer, en faire trop, attendre de récupérer, etc., vouloir ainsi aller trop vite peut nous ralentir. Il est bien plus rapide et confortable de garder un rythme soutenu et durable qui ne conduise pas à des excès. Il est donc très important de conserver une pratique complète modérée, équilibrée par une bonne activité journalière qui permette son intégration dans la vie de tous les jours. Agir ainsi est aussi bien plus agréable.

Oui, avec les pratiques nous devenons possédés par la force de l'évolution divine qui aspire à se manifester à travers nous. C'est naturel. Cela devient évident pour tous ceux qui sont sur le chemin du yoga. Le yoga vient des capacités naturelles d'évolution observées dans le système nerveux humain. Nous apportons l'organisation et la méthode pour gérer les pratiques dans une tentative de rendre le voyage vers l'illumination accessible à tous. C' est en chacun d'entre nous. Il s'agit seulement de faire évoluer des approches utiles pour stimuler et gérer le processus de purification et d'ouverture de façon à apporter le maximum de progrès confortablement et en toute sécurité.

Pratiquez avec sagesse et avec joie!

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